S’aider soi-même : des outils pour tou·te·s
S’aider soi-même : des outils pour tou·te·s Il y a des jours où on n’a personne à qui parler. Des jours où il faut tenir pour ses enfants, pour ses parents, pour garder la face. Des jours où on sourit alors qu’à l’intérieur, tout se brise. Dans ces moments-là, se tourner vers soi-même, chercher un souffle, un appui, un petit geste qui soulage, peut tout changer. C’est ce qu’on appelle l’auto-support. « J’ai appris à être mon propre refuge. Quand le monde devient trop bruyant, je me retrouve dans la prière, la poésie, ou le silence. » — Anonyme L’auto-support, ce n’est pas tout résoudre seul·e. C’est faire ce qu’on peut avec ce qu’on a. C’est reconnaître qu’on mérite d’aller mieux, même si tout autour nous pousse à faire semblant. Ce qu’on peut faire pour soi Quand on va mal, les grandes solutions paraissent inaccessibles. Mais de petites actions répétées peuvent créer de grands changements. Voici quelques gestes qui aident, selon des récits partagés avec nous : Respirer lentement, profondément, les yeux fermés Se recueillir dans la prière et la méditation Écrire ses pensées, ses douleurs, ses rêves, même sur un coin de papier Marcher seul·e, sans objectif, juste pour prendre l’air Parler doucement à soi-même, comme on parlerait à un enfant triste Écouter de la musique qui comprend, pas forcément qui console Dire non, poser ses limites sans s’excuser Créer quelque chose : un plat, un dessin, un mot, un souvenir Ces gestes ne guérissent pas tout. Mais ils donnent un souffle, ils montrent qu’on est encore là. Quand on vit avec un trouble psychique Vivre avec un trouble : dépression, anxiété, bipolarité, schizophrénie, stress post-traumatique…, c’est souvent vivre avec l’invisible. Ce qui ne se voit pas mais qui fait mal, qui fatigue, qui déforme la réalité. Mais même là, on peut se soutenir soi-même, pas pour guérir seul·e, mais pour tenir, comprendre, avancer. Des idées d’auto-support adaptées : Reconnaître ses signes d’alerte (fatigue, repli, pensées confuses…) Écrire un plan de crise : que faire, qui appeler si ça va mal Suivre son humeur sur un calendrier ou un carnet simple Repérer ce qui apaise, ce qui déclenche, ce qui soutient Préparer une “boîte de secours émotionnelle” avec des objets qui font du bien (photos, chapelet, souvenir…) Créer une routine simple, même si c’est juste boire de l’eau et se laver Trouver une personne de confiance, quelqu’un qui comprend Faire des pauses dans les réseaux, les actualités, les surstimulations L’auto-support, dans ces cas-là, c’est aussi reconnaître quand on a besoin d’aide extérieure, et ne pas attendre d’aller trop mal pour la demander. Ce que permet l’auto-support Reprendre du pouvoir sur sa vie, même doucement Nommer ce qu’on ressent Rompre avec la honte ou le silence Agir, même un tout petit peu, là où on pensait ne rien pouvoir faire Se reconnecter à soi, à ses besoins, à ses forces Aller vers les autres, quand on est prêt Préparer le terrain pour un accompagnement, si on le souhaite L’auto-support ne remplace ni les proches, ni les professionnel·les, ni les soins. Mais il est un pilier du rétablissement. Une preuve que l’on a encore une voix, un choix, une capacité à vivre. À retenir : ✨ Vous n’êtes pas seul·e. ✨ Ce que vous ressentez est légitime. ✨ Même sans moyens, vous avez de la valeur. ✨ Vous méritez d’aller mieux. À votre façon.
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